Sortie de crise confirmée à Neuchâtel

LES SYNDICATS DES ENSEIGNANTS ACCEPTENT LES PROPOSITIONS DU CONSEIL D’ÉTAT ET SUSPENDENT LE CONFLIT

Les syndicats d’enseignants consultaient séparément leurs membres ce soir selon des formules différentes. Tous deux ont finalement accepté les propositions du Conseil d’État du 30 novembre 2016 portant sur les conditions de travail. Celles-ci faisaient suite à la négociation qui s’était déroulée tôt le matin la même journée.

Si les membres des deux syndicats ont regretté que le Conseil d’État ait refusé de retirer ou au moins de suspendre la grille salariale, ils ont cependant considéré à une large majorité qu’il était préférable de se contenter des propositions du Conseil d’État, plutôt que de prendre le risque de tout perdre.

Les échanges ont cependant été vifs entre ceux qui estimaient que les concessions du Conseil d’État étaient trop faibles et qu’il fallait poursuivre la lutte et ceux qui estimaient, malgré le maintien de la grille salariale, que les propositions du gouvernement concernant les conditions de travail constituaient une avancée permettant de sortir de la crise actuelle.

Les syndicats tiennent cependant à signaler que s’ils acceptent de cesser toutes les mesures de lutte (grève, grève des notes, transfert des courriels aux chefs de service) comme le leur demande le Conseil d’État, il s’agit pour l’instant d’une suspension du conflit. En effet, si l’un des termes de l’accord avec le Conseil d’État devait ne pas être respecté, l’affrontement reprendrait aussitôt.

Le mouvement de contestation historique qui est né de l’opposition à la grille salariale ne s’éteint pas avec la décision de ce soir. Les enseignants ont désormais compris que pour faire entendre leur voix, il est parfois nécessaire de se mobiliser en masse. Les syndicats, quant à eux, savent qu’ils peuvent compter sur des membres mobilisés et motivés qui continueront à défendre une école de qualité et à se battre pour leurs conditions de travail.

Les syndicats espèrent vivement qu’à l’avenir il ne sera plus nécessaire d’en arriver à un conflit ouvert. Ils souhaitent qu’un dialogue constructif puisse être établi avec le Conseil d’État dans les prochaines négociations, permettant ainsi de nouer un véritable partenariat social. (source: www.saen.ch)